La gare du TGV Méditerranée d’Avignon est installée en marge de la ville, sur d’anciens territoires agricoles aujourd’hui en profonde mutation. Dans ce contexte périurbain encombrés de la vallée du Rhône, notre travail a consisté à reconnaître, hiérarchiser, classer les composants de ces paysages, puis à les transformer en fonction de nécessités nouvelles pour constituer une sorte de « langage ».
Nous avons exhumé les haies brise-vent, les vergers, et les « tèses » de platanes. Nous nous sommes attachés à mesurer les proportions relatives de ces éléments. Les immenses parkings sont ainsi traités comme des vergers, à d’autres échelles et avec d’autres espèces ; ils sont morcelés de façon à s’inscrire dans les traces horticoles. Ces parkings et les bâtiments des gares s’enracinent bien au-delà des parcelles que nous maîtrisons, dans une campagne que nous pensons avoir réactivée.
Esthétiquement, il s’agit d’un jeu de substitution : tout reste là, mais chaque chose change. Il n’y a pas de composition au sens classique, mais à la fois une insertion dans les structures existantes et une transformation de ces structures. Il n’y a pas importation de modèles exotiques mais transposition d’éléments indigènes.
SNCF, RFF
MDP Michel Desvigne Paysagiste, associé à Christine Dalnoky
SNCF Gares & Connexions
AREP
30 ha
2002 - Prix Du Pont Benedictus
2001 - Brunel Award